56_2025-2026/109 - Voor een efficiënter België: het aantal politieke mandaten verminderen en de overheid vereenvoudigen
Pétitions
Veranderingen op "56_2025-2026/109 - Voor een efficiënter België: het aantal politieke mandaten verminderen en de overheid vereenvoudigen"
Titel (Nederlands)
- +56_2025-2026/109 - Voor een efficiënter België: het aantal politieke mandaten verminderen en de overheid vereenvoudigen
Titel (Français)
-Pour une Belgique plus efficace : réduire le nombre de mandats politiques et simplifier l’État- +56_2025-2026/109 - Pour une Belgique plus efficace : réduire le nombre de mandats politiques et simplifier l’État
Titel (Deutsch)
Beschrijving (Nederlands)
- +<p>Aan de Kamer wordt gevraagd het aantal politieke mandaten en structuren te verminderen, bevoegdheden te verduidelijken en de kosten transparanter te maken.</p><p> </p><p><br></p><p> </p>
Beschrijving (Français)
-La Belgique traverse une période budgétaire difficile. Les citoyens sont régulièrement appelés à accepter des efforts importants : réformes des pensions, restrictions dans le chômage, économies dans les services publics, pression accrue sur l’enseignement, réduction de certains soutiens sociaux et augmentation générale du sentiment de précarité.--Dans ce contexte, il est légitime de demander que l’effort commence aussi par l’État lui-même.--La Belgique se caractérise par une organisation institutionnelle particulièrement complexe : plusieurs gouvernements, plusieurs parlements, de nombreux ministres et secrétaires d’État, des cabinets ministériels importants, des niveaux de pouvoir superposés, des provinces, des intercommunales, ainsi qu’une multiplication de mandats politiques à différents niveaux.--Selon l’étude de Jean Hindriks et Alexandre Lamfalussy, la Belgique compterait environ 31 806 mandataires politiques, soit près de 27 mandataires pour 10 000 habitants. À titre de comparaison, le Danemark, pays européen qui dispose lui aussi d’un niveau élevé de services publics et de protection sociale, se situerait autour de 5 élus pour 10 000 habitants lorsque l’on comptabilise les principaux élus nationaux, régionaux et locaux.--Même si les catégories ne sont pas toujours parfaitement identiques d’un pays à l’autre, l’écart reste considérable. Il met en évidence une densité politique belge particulièrement élevée.--Cette complexité institutionnelle a un coût. Elle entraîne des frais de fonctionnement, des indemnités, des cabinets, des collaborateurs, des structures administratives parallèles, des doublons de compétences et parfois une dilution des responsabilités. Trop souvent, les citoyens ne savent plus clairement quel niveau de pouvoir est responsable d’une décision. Cette situation nuit à la lisibilité démocratique, à l’efficacité de l’action publique et à la confiance envers les institutions.--La comparaison avec le Danemark est également interpellante sur le plan budgétaire. La dette publique belge avoisine aujourd’hui 60 000 euros par habitant, contre environ 20 000 euros par habitant au Danemark. Cette différence ne s’explique évidemment pas uniquement par le nombre de mandataires politiques. Cependant, elle montre qu’un État peut maintenir un haut niveau de protection sociale et de services publics tout en conservant une structure politique plus sobre, plus lisible et moins coûteuse.--Nous ne demandons pas moins de démocratie. Nous demandons une démocratie plus efficace.--Réduire le nombre de mandats politiques ne signifie pas affaiblir la représentation citoyenne. Cela signifie supprimer les doublons inutiles, limiter les structures redondantes, réduire la taille des cabinets ministériels, clarifier les responsabilités et utiliser l’argent public de manière plus responsable.--Si la Belgique ramenait sa densité politique vers un niveau comparable à celui du Danemark, elle pourrait théoriquement passer d’environ 31 800 mandataires à environ 5 900 mandataires. Cela représenterait une diminution d’environ 26 000 mandats politiques. Selon les hypothèses retenues concernant les indemnités, jetons de présence, frais de fonctionnement, collaborateurs, cabinets et structures associées, une telle réforme pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros d’économies par an, voire davantage si elle s’accompagnait d’une véritable simplification institutionnelle.--Cette mesure ne réglerait pas à elle seule le problème de la dette publique belge. Mais elle constituerait un signal politique fort : avant de demander des sacrifices aux travailleurs, aux enseignants, aux pensionnés, aux demandeurs d’emploi, aux familles et aux services publics, les responsables politiques doivent d’abord accepter de réduire le coût de leur propre fonctionnement.--Nous demandons donc :--1. une évaluation indépendante du coût réel de la densité politique belge, incluant les mandats, cabinets, collaborateurs, frais de fonctionnement, structures parallèles et doublons institutionnels ;-2.une réduction progressive du nombre de mandats politiques, en visant une densité plus proche des pays européens comparables les plus efficaces ;-3. une limitation stricte du nombre de ministres, secrétaires d’État et membres de cabinets ministériels ;-4. la suppression ou la fusion des structures redondantes, lorsque plusieurs niveaux de pouvoir exercent des compétences similaires ou se renvoient les responsabilités ;-5. une clarification des compétences entre les niveaux de pouvoir, afin que les citoyens sachent clairement qui décide, qui finance et qui doit rendre des comptes ;-6. un plafonnement et une transparence accrue des rémunérations, indemnités, jetons de présence et avantages liés aux mandats publics ;-7. l’obligation de publier régulièrement un rapport clair et accessible sur le coût global du fonctionnement politique belge.--Cette pétition ne vise pas à opposer les citoyens aux institutions démocratiques. Elle vise au contraire à renforcer la démocratie en la rendant plus claire, plus responsable, plus sobre et plus digne de confiance.--Dans une période où de nombreux citoyens sont appelés à faire des efforts, il est normal d’exiger que l’État montre l’exemple.--Avant de réduire les droits sociaux, de fragiliser les services publics ou de demander davantage d’efforts aux citoyens, commençons par réduire les doublons, les excès et les coûts inutiles de notre système politique.- +<p>La Belgique traverse une période budgétaire difficile. Les citoyens sont régulièrement appelés à accepter des efforts importants : réformes des pensions, restrictions dans le chômage, économies dans les services publics, pression accrue sur l’enseignement, réduction de certains soutiens sociaux et augmentation générale du sentiment de précarité.</p><p>Dans ce contexte, il est légitime de demander que l’effort commence aussi par l’État lui-même.</p><p>La Belgique se caractérise par une organisation institutionnelle particulièrement complexe : plusieurs gouvernements, plusieurs parlements, de nombreux ministres et secrétaires d’État, des cabinets ministériels importants, des niveaux de pouvoir superposés, des provinces, des intercommunales, ainsi qu’une multiplication de mandats politiques à différents niveaux.</p><p>Selon l’étude de Jean Hindriks et Alexandre Lamfalussy, la Belgique compterait environ 31 806 mandataires politiques, soit près de 27 mandataires pour 10 000 habitants. À titre de comparaison, le Danemark, pays européen qui dispose lui aussi d’un niveau élevé de services publics et de protection sociale, se situerait autour de 5 élus pour 10 000 habitants lorsque l’on comptabilise les principaux élus nationaux, régionaux et locaux.</p><p>Même si les catégories ne sont pas toujours parfaitement identiques d’un pays à l’autre, l’écart reste considérable. Il met en évidence une densité politique belge particulièrement élevée.</p><p>Cette complexité institutionnelle a un coût. Elle entraîne des frais de fonctionnement, des indemnités, des cabinets, des collaborateurs, des structures administratives parallèles, des doublons de compétences et parfois une dilution des responsabilités. Trop souvent, les citoyens ne savent plus clairement quel niveau de pouvoir est responsable d’une décision. Cette situation nuit à la lisibilité démocratique, à l’efficacité de l’action publique et à la confiance envers les institutions.</p><p>La comparaison avec le Danemark est également interpellante sur le plan budgétaire. La dette publique belge avoisine aujourd’hui 60 000 euros par habitant, contre environ 20 000 euros par habitant au Danemark. Cette différence ne s’explique évidemment pas uniquement par le nombre de mandataires politiques. Cependant, elle montre qu’un État peut maintenir un haut niveau de protection sociale et de services publics tout en conservant une structure politique plus sobre, plus lisible et moins coûteuse.</p><p> </p><p>Nous ne demandons pas moins de démocratie. Nous demandons une démocratie plus efficace.</p><p>Réduire le nombre de mandats politiques ne signifie pas affaiblir la représentation citoyenne. Cela signifie supprimer les doublons inutiles, limiter les structures redondantes, réduire la taille des cabinets ministériels, clarifier les responsabilités et utiliser l’argent public de manière plus responsable.</p><p>Si la Belgique ramenait sa densité politique vers un niveau comparable à celui du Danemark, elle pourrait théoriquement passer d’environ 31 800 mandataires à environ 5 900 mandataires. Cela représenterait une diminution d’environ 26 000 mandats politiques. Selon les hypothèses retenues concernant les indemnités, jetons de présence, frais de fonctionnement, collaborateurs, cabinets et structures associées, une telle réforme pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros d’économies par an, voire davantage si elle s’accompagnait d’une véritable simplification institutionnelle.</p><p>Cette mesure ne réglerait pas à elle seule le problème de la dette publique belge. Mais elle constituerait un signal politique fort : avant de demander des sacrifices aux travailleurs, aux enseignants, aux pensionnés, aux demandeurs d’emploi, aux familles et aux services publics, les responsables politiques doivent d’abord accepter de réduire le coût de leur propre fonctionnement.</p><p>Nous demandons donc :</p><p>1. une évaluation indépendante du coût réel de la densité politique belge, incluant les mandats, cabinets, collaborateurs, frais de fonctionnement, structures parallèles et doublons institutionnels ;</p><p>2. une réduction progressive du nombre de mandats politiques, en visant une densité plus proche des pays européens comparables les plus efficaces ;</p><p>3. une limitation stricte du nombre de ministres, secrétaires d’État et membres de cabinets ministériels ;</p><p>4. la suppression ou la fusion des structures redondantes, lorsque plusieurs niveaux de pouvoir exercent des compétences similaires ou se renvoient les responsabilités ;</p><p>5. une clarification des compétences entre les niveaux de pouvoir, afin que les citoyens sachent clairement qui décide, qui finance et qui doit rendre des comptes ;</p><p>6. un plafonnement et une transparence accrue des rémunérations, indemnités, jetons de présence et avantages liés aux mandats publics ;</p><p>7. l’obligation de publier régulièrement un rapport clair et accessible sur le coût global du fonctionnement politique belge.</p><p>Cette pétition ne vise pas à opposer les citoyens aux institutions démocratiques. Elle vise au contraire à renforcer la démocratie en la rendant plus claire, plus responsable, plus sobre et plus digne de confiance.</p><p>Dans une période où de nombreux citoyens sont appelés à faire des efforts, il est normal d’exiger que l’État montre l’exemple.</p><p>Avant de réduire les droits sociaux, de fragiliser les services publics ou de demander davantage d’efforts aux citoyens, commençons par réduire les doublons, les excès et les coûts inutiles de notre système politique.</p><p><br></p>